Thérapie émotionnelle

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Lyon

Émotions et sentiments

Bien que nous soyons dans une ère qui les tolère  de plus en plus, qui en accepte l’expression, les émotions sont encore très souvent considérées comme négatives. Si nous sommes entrés dans une période qui les autorise, les valide, conseille à l’individu de les accueillir et non plus à les réprimer, ce changement est dû au travail de précurseurs, qui prônent depuis les années 70/80 leur importance au sein de notre vie psychique, relationnelle, inter-relationnelle : 

Etienne Jalenques,  psychiatre, créateur de la Dynamique émotionnelle exprimée  en parle dès les années 1970 comme la  “Sève de la vie psychique

Jeune psychiatre à l’époque,  il comprend que pour soigner ses patients, il ne peut se suffire de passer par la parole et la compréhension intellectuelle de nos positions, mais que doit être prise en compte et intégrée à la thérapie, toute la dimension émotionnelle ; ainsi sera élaborée une technique de soin révolutionnaire et efficiente.

Antonio Damasio, neuro scientifique, publie en 1995 ‘L’erreur de Descartes’, ou il expose l’importance des émotions et des sentiments dans la prise de décision.

Daniel Goleman 1995  popularise le concept d‘intelligence émotionnelle, élaboré par Peter Salovey et John Mayer en 1990…

Mais aujourd’hui encore une connotation négative colle à certaines émotions, la colère, la peur, par confusion avec la manière inadaptée avec laquelle elles peuvent  parfois être exprimées.

A considérer les émotions comme négatives, nous tentons souvent de les renier, de les écarter, de les annuler, alors qu’elles sont nos précieuses alliées depuis l’aube de l’humanité ; ce sont, en prime abord, des mécanismes physiologiques d’adaptation à notre environnement, qu’il s’agisse de ce qui se passe en nous, comme de la réalité extérieure.

Quels sont ces mécanismes d’adaptation et comment agissent -ils ?
Tout d’abord  notons que les émotions sont des manifestions physiologiques qui se déclenchent face à un événement stressant, qu’il soit interne ou externe,  et qu’elles ont pour raison d’être notre adaptation à un environnement changeant. Elles se traduisent par des modification dans le corps qui préparent à l’action : agir, réagir, faire face à tout événement qui trouble notre homéostasie en  activant le système nerveux autonome dont  le système nerveux sympathique.

Que se passe t-il dans notre corps, en cas de danger?
Dans les cas les plus extrêmes, lorsque nous sommes sujet à une peur intense, face à un danger de mort, une situation terrorisantes à laquelle nous ne pouvons ni réagir ni échapper, mais également lorsque nous voyons la vie d’autrui menacée, en danger des mécanismes de sauvegardes extraordinaires se mettent en place car le stress, qui aurait dû permettre d’y faire face, est dépassé et n’assure plus sa fonction protectrice. Ces mécanismes neurobiologiques visent à protéger de l’effraction psychique, de la sidération et des risques cardiovasculaires comme l’infarctus.

Lorsque l’évènement est trop violent, il ne peut plus être conscientisé, intégré dans la psyché : les représentations mentales se bloquent, la pensée s’arrête, elle n’analyse plus, la liaison avec les représentations mentales cessent. C’est le blackout, le blanc, le vide…

Sous l’excès et la puissance des manifestations émotionnelles, et pour protéger l’organisme, le cortex déconnecte les circuits neurobiologiques responsables de la réaction intense : cette déconnexion protège le cerveau mais entraine alors une mémoire traumatique et une dissociation avec anesthésie psychique et physique ».


 

Retour