Thérapie émotionnelle

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Lyon

Qu’est ce que la schizophrénie : symptômes

LA SCHIZOPHRENIE

On désigne par schizophrénie les psychoses chroniques dont le symptôme commun est la dissociation (qui renvoie à un processus Y et non pas à une apparence clinique). A bien différencier du délire chronique.

HISTORIQUE

Anciennement démence précoce, processus individualisé par Eugène Bleuler 1911 (Suisse) qui décrit les symptômes des troubles psychiques (perte de contact avec le réel, refuge dans l’imaginaire, …) et met l’accent sur la dissociation. Il introduit le terme de schizophrénie (du grec schizein = diviser et phren = cerveau). Influencée par les travaux de Freud et Jung, elle comprend l’existence de signes primaires (déficitaires) et secondaires (délires, …).

On parlait de« la catastrophe schizophrénique »

SYMPTOMATOLOGIE

Syndrome dissociatif (symptômes dits négatifs)

C’est le trouble le plus important, le plus marquant de la schizophrénie, marqué par l’effondrement des rapports au monde du sujet, la coupure de communication avec autrui, la bizarrerie, l’étrangeté, la discordance (dysharmonie entre l’état émotionnel et le langage).

Ce processus divise le fonctionnement mental. Il se manifeste dans toutes les sphères de la vie psychique par :

Affects déficitaires :

  • Angoisse – Dépersonnalisation :
  • La personne perçoit que son esprit ne fonctionne pas correctement ce qui provoque une angoisse.
  • Sentiment angoissant de division, de dissociation, de néantisation, perte de sentiment de cohérence, perte du sentiment d’individualité : signe du miroir, tentative de recomposer l’image de soi en se regardant constamment.
  • Cette angoisse se manifeste dans toutes les sphères de la vie psychique :
  • Troubles de la pensée et du langage :
  • Pensée : difficulté de concentration, de continuité, incohérence, pensée diffluente, déficit cognitif,…
  • Langage : création de « néologismes » plus ou moins cohérents, perte des enchainements logiques, barrages,…Etats de mutisme ou semi-mutisme,…

Troubles de l’affectivité :

  • Discordance (mimiques discordantes), déficit dans les relations, ambivalence (amour/haine, séduction/agression), bizarrerie, indifférence (affectivité émoussée), détachement,…

Troubles psychomoteurs :

  • Catatonie: paralysie plus ou moins globales des membres pris dans une rigidité passive, parfois pendant très longtemps, geste indécis, maniérisme, mouvements automatiques, stéréotypie, catalepsie, négativisme (refus du contact)

Syndrome délirant (symptômes dits positifs),

Production délirante :

Délire paranoïde, pauvre, moins luxuriant que dans la BDA :

  • Plusieurs thèmes, plusieurs mécanismes, délire flou, incohérent, diffluent, non structuré, adhésion faible, conviction modérée
  • Souvent des hallucinations
  • Automatisme mental
  • Syndrome d’influence : l’esprit du sujet ne lui appartient plus, quelqu’un d’autre parle dans sa tête, …

Troubles des conduites

  • Les perturbations provoquées par le processus schizophrénique entraînent des désordres majeurs.
  • Apragmatisme :
  • Désintérêt, aboulie, comportements insolites (rires immotivés), intentions avortées, projets farfelus, désinsertion dans les différentes facettes de la vie
  • Trouble alimentaire :
  • Refus d’aliments, régimes aberrants
  • Autisme :
  • Introversion, repli sur soi, mort psychique apparente mais vigilance intellectuelle (manifestation de la discordance)
  • Suicide :
  • Très fréquents (40%) et violents
  • Raptus (surgissement brutal et massif d’anxiété), auto-agressivité, dépressions post-psychotiques, désespoir
  • Agressivité (hétéro) :
  • Violences verbales, ou physiques, souvent envers les proches si intimidé ou menacé ou en cas de délire

Mode de début

  • Progressif
  • Jeune de plus en plus mal à l’aise (mais souvent syndrome dissociatif déjà installé)
  • Baisse du rendement intellectuel (échec surprenant ou abandon d’un emploi)
  • Modification du caractère (repli sur soi, isolement, …)
  • Renoncement aux activités de loisir (jusqu’alors investies)
  • Engouement pour l’occultisme (sectes, magie, …)
  • Brutal
  • Souvent expériences délirantes et hallucinatoires aigües
  • Toxicomanies : augmentent le processus dissociatif chimiquement
  • Egalement par le biais d’une symptomatologie névrotique dans laquelle les mécanismes défensifs n’ont pas pu préserver de l’angoisse schizophrénique
  • Aspects hypocondriaque :
  • Dysmorphophobie : va de pair avec le signe du miroir (peur de dislocation)
  • Dysosmophobie : peur de dégager de mauvaises odeurs
  • Difficulté de diagnostic  par rapport à bouffée délirante aiguë, ou ou accès maniaco-dépressif

FORMES CLINIQUES

  • Schizophrénie simple, forme a minima : pas de délire, syndrome dissociatif modéré
  • Schizophrénie paranoïde : présence quasi constante du délire paranoïde
  • Schizophrénie hébéphrénique (penser à hébété) ou hébéphréno-catatonie aspect déficitaire au maximum +/- catatonique (prise du corps en plus) : forme la plus grave, à vie
  • Schizophrénie pseudo-névrotique : S. simple qui se compense avec une symptomatologie névrotique
  • Schizophrénie résiduelle : très déficitaire, syndrome dissociatifs fixés par une longue évolution

EVOLUTION ET PRONOSTIC

  • Evolution péjorative
  • Stabilisation relative avec le temps
  • Evolution favorable si pris tôt et si actions pour favoriser la socialisation
  • Equilibre grâce au traitement
  • Espérance de réinsertion en conditions de vie adaptées
  • Dans les meilleurs cas, resocialisation mais très rare et pour les cas faibles uniquement.

TRAITEMENTS

Chimiothérapie :

Neuroleptiques, souvent à action prolongée NAP: avec 2 cibles : angoisses dissociatives et apragmatisme, délire mais effets secondaires importants : insomnie prise de poids : toujours s’assurer que le traitement est pris

Place de la psychothérapie: travailler dans un dispositif d’ensemble, en collaboration avec le secteur psychiatrique public ou avec un psychiatre (filet de sécurité) car toujours, en thérapie, risque de montée d’angoisse majeure ou de flambée du délire, de perte d’emploi, etc. Toujours travailler sur la demande du patient, pas au delà sans son accord.

Risques – Limites en psychothérapie

Nécessité d’un transfert massif donc travail long et difficile

Objectifs modestes

Psychothérapie de soutien (qualité relationnelle et qualité d’expérience)

En tant que thérapeute, nous sommes porteurs de l’espérance. C’est intéressant mais engageant.

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