Thérapie émotionnelle

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Lyon

La dépression

Si nous parlons de soigner la dépression c’est bien qu’elle se présente comme une maladie. Une maladie que tout thérapeute prend au sérieux.
Les conséquences personnelles, familiales, sociales sont importantes et pèsent lourd en termes de mal-être, invalidité, arrêt maladies, etc.
L’OMS estime qu’au moins une fois dans la vie une personne sur cinq souffre ou souffrira de dépression.

Elle s’étend à toutes les classes sociales, à tous les âges, des enfants parfois très jeunes, aux personnes âgées.
Mais la dépression est une pathologie, rappelons-nous, qui se soigne d’autant si elle est prise en considération assez tôt et avec sérieux.

Il s’agit dès les premiers signes, si possible, de s’adresser ou d’adresser la personne que l’on voit “chuter” à son médecin généraliste qui posera le diagnostic précis entre dépression profonde, passagère, déprime, anxiété ou tristesse momentanée, normales ou pathologiques. Il sera à même de prescrire des antidépresseurs s’il juge que l’état du patient le demande. Il est le plus apte à l’adresser chez le psychothérapeute. Le meilleur remède et le meilleur choix pour se libérer d’un état dépressif est certainement de s’engager dans un travail personnel, la dépression étant la résultante d’un mal-être profond dont les causes s’enracinent souvent loin dans l’histoire personnelle.
Une alliance entre le généraliste, le psychiatre et le thérapeute est bénéfique pour l’accompagnement et le suivi du patient.

Si toute dépression n’appelle pas à des traitements médicamenteux, ceux-ci sont efficaces s’ils sont correctement prescrits et surtout correctement pris, en respectant la posologie et la durée de prescription. Selon les molécules prescrites, la durée du traitement pourra être de 1 à 3 mois, puis de 4 à 6 mois pour s’assurer des effets sur le temps : lorsque cette période de consolidation n’est pas respectée le patient peut rechuter brutalement alors qu’il se sentait aller mieux, l’effet pervers étant qu’ensuite il faudra rallonger la durée de la prescription pour qu’elle soit suivie de résultats positifs.

Les antidépresseurs comportent des molécules qui agissent sur le cerveau et sur ses dysfonctionnements. Une question qui se rencontre souvent est celle de savoir  si ce sont les dysfonctionnements potentiels qui créent la dépression ou la dépression qui génère les dysfonctionnements ; nous postulons en thérapie émotionnelle que les deux sont imbriqués, selon la thèse de l’inséparabilité du corps et de l’esprit. Un dérèglement quelconque dans notre corps ou notre psyché provoque généralement un dérèglement qui peut avoir des conséquences sur toute la chaine physiologique et psychique. L’apport médicamenteux permettra de soulager le patient de certains symptômes en quelques semaines, de troubles invalidants comme la douleur, la perte d’appétit, le manque de sommeil, qui sont souvent les premiers levés dans l’état dépressif.
Mais le travail de fond lui, mérite la prise en charge psychothérapeutique. D’une part il vient toucher à “la racine du mal” et non pas seulement cibler les symptômes, d’autre part il permet de limiter la prise de molécules, jamais anodine, qui peut sur le long terme s’avérer négative en terme d’addiction et d’effets secondaires.

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