Thérapie émotionnelle

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Lyon

Soigner l’anxiété et l’angoisse

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      La névrose d’angoisse démarre chez un sujet jeune, au début de l’âge adulte, et se caractérise par la présence d’un fond d’anxiété, non fixée sur une situation où sur un objet,  à une réalité : la personne ne sait pas pourquoi elle souffre, il n’y a pas de cause particulière.
      Elle est généralement marquée par deux types de manifestations : le fonds d’anxiété permanent ou anxiété généralisée (ce que Sigmund Freud a nommé ” hystérie d’angoisse”) et la crise d’angoisse elle-même.

      Les Américains se sont rendu compte avec l’évolution des médicaments psychotropes que les médicaments agissaient différemment sur l’anxiété généralisée et sur la crise angoisse : ils ont séparé l’anxiété généralisée de la crise angoisse en deux pathologies différentes : l’anxiété et le trouble panique.

      L’anxiété généralisée touche tous les domaines de la vie :

      Sur le plan psychologique :
      Elle peut se manifester par une attente anxieuse, de la peur devant toute nouveauté : l’anxiété est flottante, tout est ressenti comme une menace pour la personne,  l’anticipation catastrophique (que l’on ne trouve pas dans la personnalité anxieuse), l’indécision, la tendance au doute, l’hyper vigilance, les insomnies, les difficultés de concentration.

      Sur le plan physique :
      Elle se manifeste par de la tachycardie, des sueurs, des palpitations, des troubles digestifs, de la tension, des tremblements, de la difficulté à se détendre, des maux de têtes, etc.

      Lorsqu’il y a plusieurs symptômes on peut dire qu’il s’agit de la maladie, s’il n’y en a qu’un ou deux cela peut-être un état passager.

      En  thérapie nous recherchons toujours quelles sont les maladies physiques qui peuvent également être accompagnées d’angoisse afin de poser un diagnostic différentiel précis et précieux pour le traitement qui sera mis en place car l’expression symptomatique  de l’anxiété généralisée peut être les conséquence d’une maladie (état anxieux consécutif à un autre trouble), les états dépressifs (la dépression affaiblit le moi et le moi craint à ce moment-là de ne pas y arriver)

      Elle fluctue, il peut y avoir des majorations selon les phénomènes existentiels, certaines situations peuvent rassurer les gens, d’autres les inquiéter. Les deux principales complications sont l’apparition de dépression et les conduites d’addiction : alcool, drogue, tabac haschisch, qui sont une tentative d’automédication.

      Quels traitement ?
      Les traitements courants sont le prise en charge médicamenteuse, parmi laquelle nous trouvons  Les benzodiazépines (BZDP) : Librium, Valium, Ceresta ; Stresam,Tranxene, Temesta, Xanax, Lysanxia, Lexomil,… avec pour effet défavorable le risque de dépendance et la psychothérapie, qui amoindrit ces risques en ce que l’accompagnement permet d’en diminuer le besoin.

      La crise d’angoisse – nommée trouble panique par les américains- peut donner l’impression à la personne d’être en train ou de risquer de mourir ou de devenir fou : c’est une peur poussée à son maximum sans cause réelle extérieure. On parle de névrose d’angoisse lorsqu’il y a répétition des crises.

      Sur le plan psychologique :
      Elle peut durer au moins 30 minutes, provoquer  un sentiment d’écrasement, amener à la sidération, provoque la  fuite en avant, l’évitement (on se fige pour ne plus sentir ou on fuit pour essayer d’éviter la douleur)

      Sur le plan physique :
      des symptômes d’hypertension, de tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une sensation d’étouffement, l’accélération de la respiration, montée de la tension, accompagnés de troubles digestifs, de la perte du contrôle des sphincters ou urinaire, et de crispation musculaire, tremblements, …

      Elle est différente des peurs phobiques.
      Certaines pathologies physiques comme les manifestations respiratoires tel l’asthme, l’embolie pulmonaire, l’hypoglycémie ressemblent à la crise d’angoisse tout comme les comportements induits par des substances : excès de drogue, manque, sevrage, alcool, médicaments. Les crises d’angoisse peuvent être secondaires à d’autres maladies comme la dépression, par exemple.

      Il peut y avoir des crises isolées dans la vie à l’occasion des difficultés existentielles qui ne sont pas pour autant des névroses d’angoisse. Mais si elles persistent ou qu’elles s’installent on tombe dans la névrose d’angoisse.

      La crise angoisse peut se transformer en phobie (canalisations sur un objet, ou sur un endroit avec lequel la crise est associée), fixation sur une situation ou un lieu qui symbolise l’angoisse.

      Les traitements :

    • La priorité est d’écarter toute cause organique, le patient doit consulter son médecin qui l’adressera ou non à un spécialiste.
      En dynamique émotionnelle j’accompagne le patient dans un travail en profondeur qui lui permet d’atteindre les causes existentielles. Si  la crise d’angoisse a lieu en séance de thérapie, la tranquillité et l’assurance du thérapeute permet de laisser la crise se dérouler : la relation d’aide psychothérapeutique, la capacités relationnelle, rassurer le patient,  sont des qualités primordiales.
      Bien faire le diagnostic, qu’il s’agisse  d’un processus névrotique, de phobie, qu’il soit lié à de la dépression et, je le rappelle, après avoir écarté toutes causes organiques…
      Le travail émotionnel accompagné libérera les affects cachées jusqu’à leur abréaction et élaboration.

      Les TCC peuvent être efficaces pour soigner les angoisses (travail de déconditionnement, immersion, …) bien que des expérience en imagerie par résonance magnétique aient montré que l’amygdale restait activée quand bien même la personne ne ressentait plus la peur.

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