therapie-emotionnelle

les-gens-se-reunissent-au-centre-communautaire

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Province

les-gens-se-reunissent-au-centre-communautaire

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Province

les-gens-se-reunissent-au-centre-communautaire

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Province

les-gens-se-reunissent-au-centre-communautaire

Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Province

previous arrow
next arrow

Qu’est ce que l’hystérie de conversion

Manifestations hystériques

 

L’hystérie de conversion s’inscrit dans le champ des troubles fonctionnels. Elle se caractérise par une expression corporelle des conflits psychiques.

Autant la névrose obsessionnelle repose sur la rigidité, le contrôle et la maîtrise, autant l’hystérie de conversion repose sur la plasticité et la dimension relationnelle.

Le sujet hystérique s’adapte fortement à l’autre. Il cherche à répondre au désir supposé de son entourage.

Par ailleurs, les symptômes évoluent selon les contextes sociaux. En effet, l’expression hystérique s’ajuste aux attentes inconscientes de la société.

Historiquement, l’hystérie a d’abord été considérée comme une maladie mentale.

Jean-Martin Charcot a joué un rôle central dans la compréhension de l’hystérie à la fin du XIXe siècle.

À la Salpêtrière, il décrit l’hystérie comme une entité clinique à part entière et met en évidence la réalité de ses manifestations neurologiques fonctionnelles. Ses travaux montrent notamment le rôle de la suggestion et de l’hypnose dans l’apparition et la modulation des symptômes.

En donnant une légitimité médicale à ces tableaux, Charcot ouvre la voie à une approche clinique structurée des troubles hystériques et influence durablement la neurologie et la psychopathologie modernes.


A la suite, Joseph Babinski, élève de Charcot, contribue à une distinction majeure entre les troubles hystériques et les pathologies neurologiques organiques. Il insiste sur l’importance de critères cliniques objectifs permettant d’éviter les erreurs diagnostiques.

Babinski introduit notamment la notion de “pithiatisme” pour désigner des troubles susceptibles d’être influencés par la suggestion et réversibles, contrairement aux lésions neurologiques authentiques. Ses travaux participent ainsi à la clarification de l’hystérie de conversion et renforcent une approche différentielle rigoureuse entre neurologie et psychopathologie.

Manifestations cliniques de l’hystérie de conversion

L’hystérie de conversion comprend trois grands types de manifestations : manifestations paroxystiques, conversion somatique et troubles de la conscience.

Manifestations paroxystiques

Autrefois fréquentes, ces manifestations sont aujourd’hui plus rares.
En effet, elles apparaissent surtout en contexte relationnel ou en public.

Ainsi, l’hystérie reste une organisation centrée sur le lien à l’autre et le regard d’autrui.

Conversion somatique

La conversion somatique produit des symptômes corporels sans lésion organique : aucune atteinte anatomique n’est retrouvée.
De ce fait, elle se distingue des maladies somatiques classiques. Pour autant, la souffrance reste bien réelle, mais simplement, elle s’exprime à travers le corps.

Parfois, on observe une “belle indifférence” face aux symptômes. Dans ce cas, elle traduit un apaisement du conflit psychique.

De plus, les symptômes sont variables et mobiles.  Ils incluent notamment paralysies, contractures et troubles sensoriels. Les troubles concernent surtout les fonctions de relation. : aphonie, surdité, anosmie ou astasie-abasie…

Leur caractéristique est de ne généralement pas apparaître lorsque la personne est seule : au contraire, ils surviennent en contexte social.

Troubles de la conscience

Les troubles de la conscience incluent les amnésies psychogènes.

En effet, ces amnésies ne sont pas d’origine organique. Elles relèvent du fonctionnement psychique.

On distingue notamment :

  • amnésie sélective
  • amnésie systématisée
  • fugue amnésique
  • états dissociatifs

Le début est souvent brutal avec une évolution variable selon les cas.

Évolution clinique

Dans les formes chroniques, les épisodes se répètent. Ainsi, ils s’organisent dans la durée.

Par ailleurs, on observe fréquemment anxiété et symptômes dépressifs et des traits hypocondriaques peuvent s’associer.

Bénéfices primaires et secondaires

Le bénéfice primaire réduit l’angoisse interne : la conversion somatique joue un rôle défensif.

Les bénéfices secondaires renforcent le symptôme : ils incluent notamment l’attention et la sollicitude de l’entourage.

Cependant, ces bénéfices ne doivent pas être interprétés moralement. En effet, ils participent au maintien du trouble.

Prise en charge thérapeutique

La prise en charge exige prudence et rigueur clinique. Le thérapeute évite de surinvestir le symptôme et évite de minimiser la souffrance.

Ainsi, le travail vise la mentalisation du conflit. En effet, l’objectif est de déplacer l’expression du conflit du corps vers la psyché.
Par conséquent, cela favorise l’élaboration psychique.

Diagnostic différentiel

Avant tout, un examen médical complet reste indispensable.

En effet, certaines pathologies neurologiques peuvent imiter la conversion et  des formes mixtes peuvent exister.

La conversion se distingue des maladies psychosomatiques. Dans ce cas, une pathologie organique évolue réellement.

Les douleurs psychogènes peuvent accompagner la dépression. Elles se manifestent souvent par des tensions musculaires.

Prise en charge globale

Dans les formes sévères, une hospitalisation peut être nécessaire et un traitement médicamenteux peut être indiqué.
Enfin, un accompagnement psychothérapeutique reste essentiel.

Enjeux cliniques

Une question centrale guide la prise en charge.
En effet, il s’agit de distinguer demande de soin et bénéfices secondaires.

Le travail thérapeutique clarifie la demande et soutient également la motivation au changement.

Progressivement, l’objectif est l’intériorisation du conflit. De ce fait, le symptôme devient symbolisable.

Conclusion

En résumé, la prise en charge de l’hystérie de conversion repose sur trois axes : prudence diagnostique, compréhension clinique et travail de symbolisation.

La psychothérapie vise à restaurer la capacité du sujet à penser ses conflits, à réduire l’expression somatique en s’autorisant l’expression émotionnelle.

Retour en haut