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Dynamique Emotionnelle Exprimée, thérapie de groupe et individuelle – Paris, Province

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Quelles étapes en thérapie émotionnelle ?

Quelles étapes en thérapie émotionnelle
Accueil du patient à partir de son vécu

Accueil du patient à partir de son vécu

Dynamique émotionnelle et travail thérapeutique

Les manques font partie de notre histoire. L’espoir, quant à lui, peut parfois nous entraver et nous empêcher de vivre pleinement. Dans ce travail, il s’agit progressivement d’apprendre à se choisir sans culpabilité, par amour pour soi, et de se pardonner de s’être senti impuissant enfant.

En dynamique émotionnelle, l’accueil du patient repose sur une prise en compte de son vécu. Certaines étapes peuvent être repérées dans le travail thérapeutique. Elles tiennent compte des besoins fondamentaux de la personne : être comprise, acceptée dans ses spécificités et respectée dans son rythme. Bien que décrites en cinq temps, ces étapes ne sont pas linéaires. Elles peuvent se chevaucher, se répéter ou s’entrecroiser.

1. Partir de l’existant

La première étape consiste à partir de l’existant. Il ne s’agit pas, dès le début, de modifier les comportements ni de confronter les résistances ou les répétitions douloureuses qui amènent la personne à consulter.

Partir de l’existant signifie accueillir la personne telle qu’elle est, avec son histoire, ses défenses et ses souffrances. Cet accueil se fait sans jugement, mais avec discernement. La personne arrive souvent avec des manques anciens et des douleurs liées à ces manques.

À ce stade, il est essentiel de l’aider à accepter où elle en est, sans auto-jugement ni culpabilité.

2. Reconnaître les manques

Avec le temps, le patient prend conscience que ses manques se rejouent dans le présent. Les relations actuelles peuvent alors apparaître comme des tentatives de réparation ou de compensation de ce qui n’a pas été reçu.

L’autre est souvent perçu à travers le filtre de l’histoire personnelle. Il est moins vu comme un sujet distinct que comme une figure venant réactiver des expériences anciennes.

Cependant, attendre que ces manques soient comblés dans le présent constitue une illusion. Le travail thérapeutique ne vise pas à combler le passé, mais à permettre de vivre avec ce qui a manqué.

Accepter le manque devient alors une étape centrale. Il s’agit de reconnaître les tentatives actuelles de compensation et d’en comprendre le sens.

3. Lâcher l’espoir réparateur

La troisième étape consiste à comprendre que l’espoir a eu une fonction essentielle dans l’enfance. Il a permis de survivre psychiquement dans une position de dépendance face à des figures parentales perçues comme toute-puissantes.

Cet espoir a été protecteur. Cependant, à l’âge adulte, il peut devenir un obstacle. Il maintient l’attente d’une réparation impossible du passé.

Le travail consiste alors à s’en détacher progressivement. Cela permet d’accepter une forme de solitude existentielle et de liberté psychique.

Le manque ne peut pas être annulé. Ce qui n’a pas été vécu ne peut pas être revécu. Cette réalité, bien que simple, est structurante.

4. Apprendre à se choisir

La quatrième étape consiste à apprendre à se choisir. Cela ne signifie pas nier l’autre, mais reconnaître que s’oublier soi-même conduit à un effacement interne.

Se choisir permet d’éviter les positions de sacrifice ou d’effacement. La relation à l’autre ne peut être vivante que si le sujet est également présent à lui-même.

L’image du “tonneau des Danaïdes” illustre ce processus : si l’on se vide en permanence pour les autres sans se nourrir soi-même, il ne reste plus de ressource interne.

Ainsi, donner ne peut être durable que si l’on ne se perd pas soi-même dans le don. Il s’agit de construire une capacité à être plein de soi pour pouvoir entrer en relation de manière vivante.

5. Se pardonner et construire un soi interne

La cinquième étape consiste à se pardonner. Cela implique de reconnaître ce qui a été vécu, notamment la dépendance, l’impuissance et les impossibilités de l’enfance.

Il s’agit d’accueillir l’enfant que l’on a été sans jugement, sans reproche, mais avec compréhension et bienveillance. Cette reconnaissance permet de construire un “bon parent interne”.

Se pardonner revient à intégrer sa propre histoire avec ses limites et ses fragilités. Cela permet progressivement de se considérer comme “parfaitement imparfait”.

Ce n’est qu’à partir de ce mouvement que le pardon envers l’autre devient possible. En effet, il ne peut émerger qu’après le pardon de soi-même, et non l’inverse

Lucie Arnulf
Thérapeute en Dynamique Émotionnelle
Mail : conscience.emotionnelle@gmail.com
Réservation possible via Calendly et/ou par téléphone 06 12 33 13 39

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